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Surpoids et obésité

DOSSIER:
Surpoids - Obésité

   

 

Surpoids et obésité, quelle difference?

Quelles en sont les causes?

Quels sont les risques pour la santé?

Quels sont les traitements possibles?

10 règles d'or pour lutter contre l'obésité ?

 

                  

Liens utiles:

www.move-eat.be: tout pour un bon mode de vie

Surpoids et obésité, quelle différence?

Les termes « obésité » et « surpoids » sont fréquemment confondus et utilisés l’un pour l’autre.   
En cas de surpoids (IMC entre 25 et 30, voir ci-dessous), le risque de développer une maladie cardiaque et/ou un diabète est plus réstreint que chez les obèses (IMC supérieur à 30).  Le surpoids et l'obésité sont dus à une accumulation de graisses excessives dans le corps.

L'obésité est une maladie chronique qui a des causes multiples: psychologiques, économiques, métaboliques. Des facteurs environnementaux peuvent également intervenir.  Il s’agit le plus souvent d’une combinaison de plusieurs de ces éléments.  L'obésité est nuisible au corps parce que le métabolisme normal et le fonctionnement de nombreux organes est perturbé.

Le nombre de personnes obèses a fortement augmenté durant les 20 dernières années. L’OMS parle même d'épidémie. Bien que l'obésité soit en partie génétiquement déterminée, cette flambée récente peut également s’expliquer par des changements de mode de vie et d’alimentation.

Le problème de l'obésité augmente aussi bien chez les enfants et que chez les adultes.
En chiffres globaux pour les pays occidentaux:
 - environ 1 adulte sur 3 est obèse
 - environ 2 personnes sur 3 ont un certain degré de surcharge pondérale

DETERMINATION d'excédent de masse corporelle


Pour les adultes, le BMI (Body Mass Index) fut longtemps la référence pour déterminer l'embonpoint.  L’indice de masse corporelle est le poids (en kilos) divisé par la taille en mètres au carré.  Le calculateur d'IMC est un outil de mesure à ce niveau.

Pour les enfants, l'IMC est une méthode rapide et facile pour déterminer l'obésité, mais les valeurs doivent être ajustées en fonction des phases de croissance  (jusqu'à 21 ans) ainsi que selon le sexe: les filles ont une moyenne plus élevée que les garçons.  Le calculateur d'IMC est aussi utile pour la mesure chez les enfants.

     L'IMC ET LES CATÉGORIES DE POIDS

L'IMC permet de constater les catégories suivantes:

IMC < 17.5

Anorexie

IMC de 17.5 à 20 entre

Insuffisance pondérale

IMC entre 20-25

Poids idéal

IMC entre 26 et 30

Embonpoint

IMC de 31 en 35
présentant des co-morbidités (maladies secondaires=)

Obésité

Entre 36 et 40 BMi

Obésité sévère

IMC compris entre 36 et 40
présentant des co-morbidités (maladies secondaires=)

Obésité morbide

IMC compris entre 41 et 50

Obésité morbide

IMC compris entre 51 et 60

Hyper Obésité

IMC supérieur à 60 kg/m²

'Hyper hyper' obésité

L'IMC ne distingue pas muscles et graisses.  Les athlètes peuvent avoir un IMC élevé sans excès de masse grasse. Il est évident que le tissu musculaire est plus sain que la masse grasse.

Graisse

L'accumulation de graisse se répartit différemment chez les hommes et les femmes. Elle est à la source de complications spécifiques.

Obesitas: appel-peer model


Chez les hommes l'accumulation de cellules graisseuses (adipocytes) se situe principalement près de l'abdomen.  Dans ce cas on parle d'obésité androïde.

Chez les femmes les cellules adipeuses se nichent plutôt dans les hanches et les cuisses. C'est l'obésité gynoïde.

L’accumulation excessive de graisse dans la région abdominale augmente le risque de maladie cardiaque ou de diabète.

Cette accumulation de graisse peut se mesurer par la circonférence de la taille. Pour bien mesurer la circonférence de la taille, on place le mètre ruban sur la circonférence du corps entre la dernière côte et le haut de l'os de la hanche. Il est important de mesurer après expiration par la bouche.  Le ruban ne doit pas être trop serré et parallèle au sol.

  RISQUE ACCRU       RISQUE TRÈS ÉLEVÉ
FEMME    80 cm ou plus 88 cm ou plus
HOMME 94 cm ou plus 102 cm ou plus

 

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Quelles sont les causes?

Le gain de poids est causé par un déséquilibre prolongé du bilan énergétique. Celui-ci est influencé par les facteurs génétiques, biologiques, psychosociaux et environnementaux.

La cause de l'obésité réside dans le fait que le corps absorbe plus d’énergie qu’il n’en dépense. Il en résulte un bilan énergétique positif. Nous parlons d'un équilibre neutre lorsqu’il y a équilibre entre l'apport et la dépense énergétique et donc stabilisation du poids.  Le corps a besoin d'énergie pour fonctionner correctement. Celle-ci provient notamment des aliments.

Si vous mangez ce dont le corps a besoin, le poids se stabilise.  Si vous mangez plus que nécessaire, il y a un déséquilibre et l'énergie supplémentaire est stockée sous forme de graisse.  Plus vous bougez, plus votre métabolisme s’accélère. Il est à l’œuvre même en l’absence de mouvement.

Le calcul de bilan de l'obésité correspond à : 1 kilogramme = 9000 Kcal. Si l’on grossit d’1 Kg, cela signifie que l’on a absorbé 9000 kcal en excès ou que l’on a dépensé 9000 kcal en moins.
 
Mais l'obésité n'est pas seulement due à une consommation excessive de nourriture. Il s'agit d'une combinaison de nombreux facteurs tels que la nutrition excessive, le manque d'activité physique (trop peu de sport), des tentatives déséquilibrées de remise en forme, la consommation excessive d'alcool, certains problèmes spécifiques et les médicaments, les effets secondaires de problèmes thyroïdiens.

La gourmandise: l'offre alimentaire est beaucoup plus élevée que dans le passé.  Les sources sont multi-causales: la publicité, des machines distributrices à chaque coin de rue, même dans les écoles, l’utilisation excessive des repas de restauration rapide où les calories absorbées sont difficilement évaluables.

Beaucoup de plats cuisinés sont achetés par manque de temps ou d'énergie pour les préparer.  On mange moins de fruits et de légumes.  La culture CCC est très présente: beaucoup trop de Coca, de Chips et de Chocolat.

Le manque d'exercice contribue aussi à la surcharge pondérale.  Un adulte devrait s’adonner par jour à 30 minutes d'activité physique modérée.  On peut y arriver facilement en prenant les escaliers plus souvent, en prenant le vélo au lieu de la voiture pour se rendre au travail.  La vie dans le monde occidental est devenue trop sédentaire. La télévision, les séjours devant la console de jeux, internet, l'automatisation de plus en plus poussée qui incite moins au travail physique. Plus on bouge, plus le métabolisme s’accélère, plus on consomme et moins la graisse s’accumule.

L'obésité peut aussi s’expliquer par des facteurs génétiques.  L’absence de prévention de l'obésité chez les parents est un facteur de risque important pour le développement de l'obésité chez leurs enfants.
Les gènes qui pourraient contribuer au développement de l'obésité sont pour la plupart encore inconnus.  Le rôle des interactions entre les gènes et entre les gènes et les modes de vie paraît significatif.  Le comportement alimentaire est principalement régi par la faim et le sentiment de satiété. Ces sentiments sont suscités par différents organes et systèmes de messagerie. Dans ce processus, l'hypothalamus joue un rôle central.  L'hypothalamus est un organe situé dans la région cervicale.  Il veille à ce que les différents signaux soient transmis au cerveau et au reste du corps.  Quand les sentiments de faim et de satiété sont satisfaits, on cesse de manger.

L'alcool favorise le gain de poids, car il contient beaucoup d'énergie et ne donne aucune sensation de satiété.  La fourniture d'énergie à partir d'un verre est déterminée par l'alcool.  Plus la teneur en alcool est élevée, plus l'énergie fournie est grande.  L'alcool a aussi un effet engraissant supplémentaire car il réduit la dégradation des graisses dans l'alimentation. Le corps stocke ainsi davantage de graisse.  Les calories de l'alcool sont "vides" c'est-à-dire qu’elles n’ont aucune valeur nutritive!
Le nombre de calories dans les boissons alcoolisées dépend du nombre de grammes (chaque gramme d'alcool contient 7 calories) et des sucres présents.  Par exemple, la bière contient moins de calories que le vin, mais est riche en sucres.

Conséquences médicales et thérapeutiques du surpoids.
Le fonctionnement de la glande thyroïde ralentit (hypothyroïdie), moins d'hormones sont secretées et le métabolisme ralentit, ce qui signifie que votre poids augmente sans que vous ne mangiez davantage.  L'hypothyroïdie se détecte par un test sanguin.

Certains médicaments tels que des anticonvulsifs, des antidiabétiques peut affecter le métabolisme. 

Certains antidépresseurs affectent le sentiment de satiété.
Les bêta-bloquants (médicaments contre l'hypertension artérielle et de problèmes cardiaques) peuvent décomposer les graisses dans le cadre d’un régime alimentaire.
Certaines préparations d'hormones contraceptives et de corticostéroïdes peuvent être source d’obésité.

Les facteurs émotionnels dans les troubles du comportement alimentaire peuvent favoriser l'obésité et  provoquer des phénomènes adjoints telle que:

  •     honte
  •     culpabilité
  •     l'estime de soi (faible estime de soi, d'infériorité)
  •     l'image négative de leur corps
  •     hypocondrie
  •     stress
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Quelles sont les risques pour la santé?

Le surpoids et l'obésité sont des facteurs de risque pour la survenance d’autres maladies. Ce phénomène est appelé co-morbidité.  Plus le poids est élevé, plus il y a risque de maladie.  A l’inverse, une petite perte de poids a un impact majeur sur la santé et la réduction des risques.

Il ya des implications dans plusieurs domaines.  Cela nous entraînerait trop loin d’examiner toutes les conséquences en profondeur, mais il convient de mettre un certain nombre d'effets possibles en évidence comme : un essoufflement à l'effort, durant la pratique d’un sport, une plus grande fatigabilité, des problèmes musculaires, de peau, d’articulations, d'hygiène, de transpiration excessive, d'infertilité chez les femmes ...

En outre, l'obésité est souvent source de problèmes psychologiques et sociaux qui réduisent la qualité de vie et peuvent conduire au développement d’une faible estime de soi, de troubles du comportement, dépression, d’isolement social ...

Ce qui peut revêtir encore plus d’importance, c’est la prise de conscience nécessaire du fait que l'obésité a des effets à plus long terme.  En situation de surpoids, l'espérance de vie diminue.  Ainsi, l'espérance de vie d'une femme obèse de 40 ans est de 7 ans inférieure à la moyenne, celle d’un homme du même âge en moyenne de 6 ans inférieure  Cela tient d’une co-morbidité sévère qui peut survenir.  On peut encore évoquer des problèmes orthopédiques, des maladies cardiovasculaires, de l’hypertension, des troubles métaboliques, du diabète de type 2, des problèmes menstruels, de la vésicule biliaire et des maladies du foie.  Certains cancers sont plus fréquents chez les personnes obèses.

Tout ceci met bien en évidence toutes les raisons de faire quelque chose contre l'obésité.

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Quels sont les traitements possibles?

La base du traitement consiste en une bonne analyse des causes de l'obésité.  Cela nécessite un investissement considérable en temps, précisément parce que les causes sont différentes pour chacun, il est important de voir exactement ce qui a conduit la personne à l'obésité.

Un des principaux objectifs du traitement doit donc être, autant que possible, l'élimination des causes de l'obésité.  Si elles ne sont pas connues, on contrôlera les différents symptômes.  Il est important pour la personne en surpoids, au-delà de l’alimentation proprement dite, de mettre en évidence les comportements alimentaires et de mettre l'accent sur la motivation.  D’autres aspects du comportement, tels  la gestion des émotions et l’habituation sociale peuvent se poser.

L'obésité ne concerne pas les seuls adultes.  A un âge précoce on peut être confronté à la surcharge pondérale et à l'obésité.  Naturellement, d'autres formes de traitement interviennent dans ce cas.

Nourrissons, enfants et adolescents
Chez les enfants en surpoids, l'objectif peut ne pas consister en une perte de poids mais en une stabilisation, un contrôle du poids.  Les enfants continuent leur croissance jusqu’à la fin de l'adolescence, et donc le maintien du poids peut s’avérer suffisant.

Lorsqu’un enfant se situe dans la zone d'obésité morbide la perte de poids devient cependant essentielle et  un suivi résidentiel dans un centre spécialisé peut être considéré.

Voici un tableau reprenant les objectifs du traitement de l'obésité infantile, tenant compte de l'âge et de la gravité de l'obésité.

Surpoids %

Moins de 7 ans

Entre 7 et 12 ans

Partir de 13 ans

120-140%
surcharge pondérale

Contrôle du poids

Contrôle du poids

Contrôle du poids

141-160%
surcharge pondérale

Contrôle du poids

Contrôle du poids

Traitement objectif déterminé après consultation multidiciplinaire

161-180%
surcharge pondérale

Contrôle du poids

Traitement objectif déterminé après consultation multidiciplinaire

Perte de poids nécessaire

> 180% morbide obesitas

Traitement objectif déterminé après consultation multidiciplinaire

Perte de poids nécessaire

Perte de poids nécessaire

80% des enfants obèses à l'âge de 10 ans restent obèses à l'âge adulte.  Il est donc important de détecter et d’intervenir tant chez les enfants que chez les parents et pour sensibiliser la société en général.  Intervenir dès l'enfance semble donner de meilleurs résultats qu’une intervention de longue durée à l'âge adulte. Plus l’enfant est traité jeune plus la probabilité de prise de bonnes habitudes est grande.  Ici, chaque parent peut jouer un rôle important en qualité de modèle de comportement alimentaire.
 
Le premier choix dans le traitement des enfants atteints d'obésité est un traitement combinant différentes  interventions:

 

  • Réduire la consommation d'énergie par un régime individuel  conduit à l'amélioration des habitudes alimentaires.

    Enfants et adolescents doivent absorber des nutriments de croissance.  Il est important pour eux de ne pas suivre un régime strict du début à la fin et donc de travailler avec le médecin, le pharmacien, le nutritionniste ... ils savent ce qui convient aux enfants et aux adolescents, selon l'âge et la durée de traitement nécessaire, pour rester en bonne santé.  Des régimes stricts sont inutiles.  Ils affectent la concentration de l'enfant / adolescent et restreignent la croissance.
  • Accroître l'activité physique

    Il est clair que l'exercice est très important dans la lutte contre l'obésité. Les enfants se déplacent de moins en moins, alors que le mouvement est si bon pour eux. En se déplaçant, ils consomment de l'énergie et contribuent au développement musculaire. Dans le cas contraire ils prennent le risque de contracter des maladies chroniques.  Il va sans dire que de nombreux éléments peuvent avoir une incidence sur le risque d'obésité.  Il est important d’inciter les enfants à exercer une activité physique  au moins une demi-heure par jour, notamment en jouant à l'extérieur, en se rendant à leurs occupations en vélo plutôt que de se faire conduire en voiture …  
    Si vous ne parvenez pas à persuader votre enfant de faire davantage d'exercice, vous pouvez toujours compter sur les sports ou les professionnels.
  • Les interventions psychologiques personnalisées peuvent venir en appui de ces démarches.

    Des enfants en surpoids montrent souvent des signes de problèmes psychosociaux. Ils sont souvent victimes de moqueries. De nombreuses tentatives ont été faites pour les aider à faire face à leur obésité, mais sans résultats durables.  Ils peuvent ainsi perdre la motivation et la confiance nécessaires et connaître des problèmes émotionnels et comportementaux.  Le danger d’isolement social guette également ces enfants.
    Un programme de soutien complet pour les enfants / adolescents accordera donc une place significative aux interventions psychologiques. Cette préoccupation est essentielle aussi bien pour les parents que pour les enfants.

Un traitement médicamenteux est généralement recommandé.  Dans des cas exceptionnels cela peut être considéré comme thérapie d'appoint.
À l'heure actuelle, les interventions chirurgicales dans le traitement de l'obésité morbide chez les enfants et les adolescents ne sont pas recommandées.

Naturellement, les parents ont un rôle important à jouer dans le traitement de l'obésité chez les enfants.  Nutrition et éducation ne peuvent être séparées l’une de l’autre.  Les parents sont responsables des achats alimentaires et de la préparation des repas.  Pour les enfants, les parents sont également une référence en matière d’alimentation, d'exercice et d'autres comportements pouvant influer sur le poids.  Les enfants imitent les habitudes de leurs parents.  En outre, les parents ont valeur d’exemple à travers leurs réactions aux comportements de leurs enfants ou dans le fait de désapprendre certains comportements, à travers aussi la récompense, la punition ou l’ignorance qu’ils accordent à  tel ou tel  comportement.  Un plan de surveillance pour les parents fait donc généralement partie du traitement des enfants obèses.

 

Adultes

Le traitement de l'obésité peut être se construire en appliquant un certain nombre de stratégies, en résumé : les régimes, l'exercice, une combinaison des deux, la pharmacothérapie (traitement médicamenteux), la chirurgie. Le traitement de l'obésité est destiné à maintenir un poids en retrait par rapport à un poids excessif afin d'éviter des problèmes de santé graves et d'améliorer la qualité de vie.

La chirurgie de perte de poids constitue généralement le dernier recours. On peut être contraint à ce choix lorsque les autres traitements ont eu peu ou pas d’impact. On trouvera ci-après et dans l'ordre chronologique les mesures à prendre pour traiter l'obésité.

Votre apport calorique quotidien peut se réduire considérablement par une alimentation plus saine. C’est un élément essentiel dans le traitement de l'obésité.  Vous pouvez obtenir une diminution lente mais constante de votre poids par le biais d'une alimentation équilibrée en fonction de vos besoins et exigences.  Si vous optez pour un régime d'exception où vous perdez beaucoup de poids rapidement, vous risquez de le récupérer tout aussi rapidement. On parle alors d’effet yo-yo.  La recommandation va à un régime alimentaire riche en fruits, en légumes et en céréales à grains entiers.  Celui-ci est souvent pauvre en calories et provoque plus rapidement un sentiment de satiété.

Une autre bonne façon de perdre de la graisse est l'exercice physique régulier. Tout mouvement est bon, que ce soit à pied ou à cheval mais en toute sécurité.  Une activité physique modérée quotidienne de 30 minutes, 5 jours par semaine est recommandée. Ce peut être une bonne marche, une balade en vélo, tirer quelques bords à la voile, jouer au ballon.  Dans le même temps, astreignez-vous à des efforts plus intenses au moins 3 fois par semaine à raison de 20 minutes minimum à chaque fois. Des efforts intensifs peuvent consister par exemple à faire du jogging, du ski ou du basket-ball.  Vous effectuez alors un effort intense, votre respiration est plus rapide et votre cœur bat plus vite.

L’idéal est donc de perdre du poids grâce à l'exercice régulier et un régime alimentaire sain. Mais dans certaines situations, les médicaments sont recommandés.  Par exemple, les médicaments peuvent donner un sentiment de satiété ou empêcher l'absorption des graisses. 

Un inhibiteur du métabolisme comme l'orlistat (commercialisé sous le nom de Xenical et Alli) fait qu’environ 30% des graisses ingérées ne sont pas absorbées par l'organisme et quittent le corps par les intestins. Ce moyen peut provoquer des selles huileuses.  Les médicaments sont un outil et non la panacée: « une pilule et je perds du poids ! » Les médicaments seront toujours pris en combinaison avec un régime hypocalorique.

Une autre option avant de passer au dernier recours (la chirurgie): le ballon gastrique.

 

maagballon     Un ballon gastrique est un outil, il est toujours combiné avec un régime alimentaire approprié (pauvre en calories).
Le placement d'un ballon gastrique est réalisé sous anesthésie générale.  Le ballon gastrique est inséré par la bouche, l'œsophage jusqu’à l'estomac.  Une fois que le ballon est gonflé (500 à 700 cc d'eau ou d'air selon le type de ballon gastrique), il remplit presque entièrement l'estomac. On mange donc moins en volume et la satiété est plus rapide.  A ce stade, les nutritionnistes recommandent un régime de l’ordre de 1400kcal associé à une augmentation des activités physiques et sportives.  Le séjour à l’hôpital sera d’au moins 2 jours. Avant de le quitter, vous devriez être en mesure de manger sans plus de vomissements. Par l'action de l'acide gastrique sur le ballon, celui-ci est conçu pour rester en place 6 mois (exceptionnellement 9 mois). L’enlèvement se fait par gastroscopie. 


Si toutes les options ont été essayées et que le patient n'a pas perdu de poids de façon significative, l’intervention chirurgicale devient l’ultime recours.  Comme pour toute chirurgie, il ya de nombreux risques associés à une telle opération. Elle s’adresse à des personnes ayant un IMC supérieur à 40 (obésité morbide).  Mais des personnes ayant un IMC entre 35 et 40 qui ont des problèmes de santé graves sont admissibles à la chirurgie.
Celle-ci vise à atteindre et à  prolonger une diminution significative du poids corporel des patients atteints d'obésité morbide ou sévère. Le traitement chirurgical de l'obésité morbide est la seule méthode efficace pour une perte de poids appropriée à long terme et pour maintenir le poids atteint pour un groupe sélectionné de patients. Il existe plusieurs types de chirurgie de l'obésité  On peut distinguer trois groupes:


 - chirurgie restrictive fondée sur une restriction d'admission.  Voici la poche gastrique réduite de sorte que l'approvisionnement alimentaire est limité. Il n'y a que de petites quantités consommées lorsque la satiété survient.  Exemples fréquemment utilisés pour les interventions de type restrictif:
        
  

gastric-banding        Cerclage gastrique (autour de la partie supérieure de l'estomac on place un lien dans un cathéter relié à une « porte » constituée de la peau supérieure. Un fluide peut être injecté et la bande ainsi remplie offre moins de passage à travers l'anneau gastrique.)
masonoperatie   Les bandes de gastroplastie verticale ou de Mason. Cette technique date de plus de 20 ans. En fait, il s'agit d'une réduction de l'estomac par des agrafes et une bague. Une  petite poche gastrique est créée qui donnera un sentiment de satiété plus rapide et donc incitera à manger moins.

 - chirurgie de « mal-absorption » ou d'enregistrement limite.  La technique de « mal-absorption » fait qu’une partie des constituants énergétiques n'est pas absorbée par l'intestin qui fournit donc moins de calories. Un exemple est la chirurgie Scopinaro qui est en fait un précurseur de la « switch duodénal » (voir ci-dessous).
- chirurgie repose sur deux principes qui limitent à la fois l’apport et l’assimilation, par exemple  le bypass gastrique et  « switch duodénal ».

duodenal switch        Par cette opération, l'estomac est en fait plus petit et permet une sorte de diversion.  Une grande partie de l'intestin grêle « hors circuit » ce qui provoque une absorption moindre d'éléments nutritifs.  L’estomac étant plus petit provoque aussi plus rapidement un sentiment de satiété. La chirurgie est assez lourde et pas sans risques.  L'estomac est parfois réduit jusqu'à 10% de sa taille originale.


 Les patients doivent garder à l'esprit que la chirurgie n'est pas une solution miracle.  Elle ne  garantit pas la suppression de tout le poids excédentaire.

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10 règles d'or pour lutter contre l'obésité ?

  1. Mieux vaut prévenir que guérir.
  2. Reconnaître que vous êtes obèse, et vous convaincre vous-même que vous allez y faire quelque chose. 
  3. N’ayez  pas honte Vous n'êtes certainement pas seul. Parlez-en à des personnes de votre entourage avec qui vous vous sentez bien. Parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien.  Trouvez plus d'informations sur l'obésité en bibliothèque, en librairie ou en ligne.  Demandez une aide professionnelle si nécessaire. Il existe de bons traitements.
  4. Notez dans un journal tout ce qui concerne vos habitudes et vos envies alimentaires. Cela vous permettra de mieux comprendre vos habitudes alimentaires.  
  5. Définir des objectifs réalistes. Vous pouvez opter pour une, deux, voire 3 pertes de poids successives mais choisissez une perte de poids durable et lente à la fois et évitez les régimes crash.  
  6. Mangez sain et équilibré
    Le traitement optimal de la maladie nécessite une alimentation équilibrée et variée. La réduction de la consommation de matières grasses est plus importante pour les diabétiques, car ils augmentent le risque de l'athérosclérose.  Il est important que votre consommation d'alcool soit modérée. L’alcool augmente le risque d'hypoglycémie. De plus, les boissons alcoolisées contiennent souvent beaucoup de sucre.
  7. Bougez suffisamment
    Cela a un effet positif énorme sur votre cœur, la circulation du sang et votre taux de sucre.
  8. Croyez en vous
    Vous pouvez croire en vous, vous êtes quelqu’un de bien même si vous ne réussissez pas toujours à vous tenir à votre régime alimentaire. 
  9. Récompensez-vous régulièrement pour vos efforts.
    La réussite est au bout d’un long processus fait d’essais et d’erreurs.  Regardez vos succès, appuyez-vous sur eux pour continuer.
  10. Visualiser pour vous-même les avantages de la perte de poids. 
    Faites-vous une liste de contrôle où vous pouvez voir en un coup d'oeil les bienfaits résultant de vos efforts: promotion de la santé, meilleure forme physique, agréable à regarder, relations sociales meilleures et plus satisfaisantes, facilités relationnelles, ... sont autant d’éléments auxquels vous pouvez vous attacher dans les moments difficiles.
     
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Si après avoir lu ce texte vous avez des questions, n'hésitez pas à nous interroger!
 L’excès de poids ne peut vous empêcher d’avoir une vie agréable!

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